
A l’instar des autres pays du monde, la Mauritanie a célébré, mardi dernier, la Journée mondiale de la santé qui revêt une importance capitale. Non seulement parce qu'elle commémore la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 1948 mais aussi et surtout parce qu'elle rappelle que la santé est un droit humain essentiel et non un privilège.
Certes, la Mauritanie a fait des progrès significatifs dans différents domaines de la santé au cours des dernières années, mais le rythme de diminution de la mortalité maternelle et néonatale est encore lent par rapport à l’objectif souhaité, sachant que selon les statistiques du Ministère de la Santé, le taux de mortalité maternelle dans notre pays est de 424 pour 100 000 naissances vivantes par an suite à des complications pendant la grossesse, l’accouchement ou le post-partum, et le taux de mortalité néonatale est également encore relativement élevé avec 22 pour mille.
Nul doute que l’accès aux soins de santé universels est une priorité pour les plus hautes autorités du pays, en particulier, les soins liés à la santé maternelle et néonatale, le programme du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani etant à l’avant-garde des soins de santé publique afin de préserver la vie des citoyens.
Ainsi, la célébration de cette journée a été marquée par une série d'événements alliant renforcement des infrastructures (avec la réception d’un lot important de matériel de conservation des vaccins, l'UNICEF ayant remis 106 équipements de chaîne de froid), engagements politiques (des sessions de plaidoyer sont organisées avec l'Assemblée nationale pour assurer que les droits à la santé des enfants soient priorisés dans le budget national) et campagnes de proximité notamment la nutrition axée sur la santé des femmes enceintes et allaitantes pour protéger les générations futures (environ 13% des enfants souffrent de malnutrition aiguë, soit 1 enfant sur 8 touché), ou encore les innovations scientifiques pour améliorer l'accès à la santé.
Conscients que la santé de la population est étroitement liée à des facteurs sociaux, la pauvreté, comme les autres inégalités sociales qui se répercutent non seulement sur la santé, mais aussi sur les déterminants sociaux de celle-ci dans une boucle de renforcement mutuel, les autorités publiques mauritaniennes multiplient les réunions stratégiques pour accélérer la mise en service de nouveaux centres de santé dans les quartiers périphériques de Nouakchott dans le cadre du programme d'urgence de la capitale.
Ainsi, le ministre de la Santé a inauguré, en début de semaine, la clinique privée Al-Ihsane, illustrant la complémentarité entre les secteurs public et privé pour élargir l'offre de soins.
C'est dire que la commémoration de cette journée pointe du doigt l'urgence d’une santé mondiale meilleure et milite pour un monde plus juste où chacun, peu importe son revenu peut bénéficier de soins de qualité.
Mohamed Ould Khattatt
Coordinateur du REJADE


